Arnaque ANTAI : comment reconnaître un faux mail ou SMS d’amende et réagir ?
L’arnaque ANTAI commence par un message qui vous met la pression.
Un SMS qui réclame le paiement d’une contravention dont vous n’avez aucun souvenir ?
Un courriel signé ANTAI qui menace d’une majoration sous 24 heures ?
Un courrier papier avec un QR code qui vous invite à régulariser en ligne ?
L’arnaque ANTAI est une campagne d’hameçonnage. Elle usurpe l’identité de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions pour collecter vos données personnelles et vos coordonnées bancaires. Elle ne doit pas sa réussite à sa sophistication, mais à la pression qu’elle fait peser sur vous.
Ce guide vous donne de quoi trancher en quelques secondes, puis agir. Vous y trouverez le canal que l’ANTAI n’utilise jamais, son adresse d’expéditeur authentique, les sites officiels et les signes vérifiables d’un faux message. Puis la conduite à tenir si vous avez cliqué ou payé, vos droits face à votre banque, et les plateformes où signaler.
Vous avez déjà saisi vos coordonnées bancaires ou payé ? Allez directement à la procédure d’urgence : votre opposition bancaire ne peut pas attendre. Vous avez seulement cliqué, sans rien saisir ? La réponse est ici. Vous avez donné votre nom ou votre plaque, mais pas votre carte ? Voyez ce cas précis. Un courrier papier douteux vous inquiète ? C’est par ici.
Vous n’avez encore rien fait, ou vous cherchez surtout à savoir si une amende existe vraiment à votre nom ? Le tableau ci-dessous résume les six points qui séparent un vrai avis de contravention d’une arnaque ANTAI, et la vérification sur le site officiel vous donne la réponse.
| Point de contrôle | Ce que montre un avis authentique | Ce qui trahit un faux message |
|---|---|---|
| La seule vérification utile | Un dossier existe à votre nom sur le site officiel qui correspond à votre cas — antai.gouv.fr pour une contravention, stationnement.gouv.fr pour un stationnement — l’adresse tapée vous-même | Rien de vérifiable sans suivre le lien du message |
| Canal utilisé | Courrier postal ou courriel, jamais un SMS | SMS, quel qu’en soit le contenu |
| Adresse d’expéditeur | nepasrepondre_noreply@antai.gouv.fr — nécessaire, jamais suffisant | Toute autre adresse |
| Site d’arrivée | antai.gouv.fr, usagers.antai.gouv.fr, amendes.gouv.fr, stationnement.gouv.fr | Un domaine qui ne se termine pas par .gouv.fr |
| Délai laissé pour payer | Des semaines : 45 jours pour une amende forfaitaire, 30 pour une majorée, trois mois pour un forfait post-stationnement | Un délai qui se compte en heures |
| Données demandées | Aucune donnée bancaire par message | Numéro de carte, cryptogramme, numéro fiscal |
Aucune de ces lignes ne prouve qu’un message est authentique : elles démasquent un faux, et un escroc recopie sans peine un délai de 45 jours ou l’apparence d’une adresse officielle. La dernière ligne, elle, tranche sur une autre question : elle dit si une amende existe à votre nom, pas si le message vient de l’ANTAI. Les deux sont indépendants. Une amende bien réelle peut vous être annoncée par un escroc, et l’on règle alors depuis le site officiel, jamais depuis le lien reçu.
L’ANTAI envoie-t-elle des SMS ?
Non. L’ANTAI n’envoie jamais de SMS, et c’est le repère le plus rapide dont vous disposez.
L’agence l’écrit sans réserve sur sa page d’alerte : « Pour information, l’ANTAI n’envoie jamais de SMS. » Aucun message de ce type n’est donc authentique, quels que soient le logo affiché, le numéro de dossier cité ou le montant réclamé.
Ce seul critère écarte toute la variante par SMS, celle dont Cybermalveillance.gouv.fr publie des exemples reçus par des victimes. Un SMS qui vous parle de contravention se signale, puis se supprime.

La vraie adresse mail de l’ANTAI
Une seule adresse est authentique : nepasrepondre_noreply@antai.gouv.fr. L’ANTAI le répète sur ses deux pages. Sur sa page d’alerte, elle écrit que ses courriels « doivent provenir » de cette adresse. Sur celle consacrée à ses courriels, elle demande de s’assurer que « l’adresse expéditeur est bien » celle-là.
Comparez-la caractère par caractère avant toute chose.
Une adresse conforme ne suffit pourtant pas à authentifier un message. Elle écarte un faux, elle ne prouve pas un vrai. L’ANTAI demande d’ailleurs de vérifier plusieurs points, pas seulement l’expéditeur. Un tiret ajouté, un point déplacé, un nom de domaine qui ressemble sans être identique : la ressemblance est l’outil même de l’escroc.
Ce qui compte est ce qui suit l’arobase, et surtout sa fin : une adresse peut contenir « antai.gouv.fr » en plein milieu et se terminer par un domaine commercial.
Dans quels cas l’ANTAI vous écrit-elle vraiment ?
L’agence recense trois situations où elle vous écrit par courriel.
Elle utilise l’adresse liée à l’immatriculation de votre véhicule dans la base de France Titres-ANTS. Elle écrit à l’adresse transmise lors d’une désignation par un tiers : un loueur de voitures, votre conjoint, ou toute personne vous ayant prêté son véhicule. Elle écrit enfin à l’adresse communiquée à l’agent verbalisateur lors d’une interpellation.
L’agence n’en cite aucun autre. Un courriel qui se réclame de l’ANTAI hors de ces trois cas mérite donc un examen serré.
Les vérifications à faire avant de cliquer
L’ANTAI publie sa propre liste de contrôle. La voici dans l’ordre, avec une précaution que nous ajoutons à la dernière étape. Elle prend dix secondes.
- Vérifiez la présence des deux logos officiels, Marianne et ANTAI.
- Vérifiez que l’adresse de l’expéditeur est exactement celle citée plus haut.
- Vérifiez que le nom du destinataire est le vôtre, ou celui de votre société.
- L’agence demande de vérifier que le bouton « Accéder au dossier d’infraction » vous redirige bien vers usagers.antai.gouv.fr, son portail officiel de démarches. Plus sûr encore : survolez-le sans cliquer et lisez l’adresse de destination. Si les points précédents ne sont pas tous vérifiés, n’ouvrez pas le lien.
🟢 Bon à savoir
Ignorer un courriel douteux ne vous fait pas perdre votre dossier : sans consultation électronique dans un délai de 7 jours, l’ANTAI vous adresse automatiquement l’avis de contravention papier par voie postale. Reste un point qu’elle ne tranche pas : ce que devient le montant minoré dans ce cas.
Comment reconnaître un faux mail ou SMS ANTAI ?
Six signes suffisent, et chacun se contrôle sans compétence technique.
- Le message arrive par SMS. L’ANTAI n’en envoie aucun : le message est faux, sans exception possible.
- L’expéditeur n’est pas nepasrepondre_noreply@antai.gouv.fr. C’est la seule adresse dont l’ANTAI écrit que ses courriels doivent provenir. Affichez l’adresse complète, pas le nom que votre messagerie affiche : ce nom-là, l’escroc le choisit librement.
- Le lien ne mène pas vers un site en .gouv.fr. Survolez-le sans cliquer, ou appuyez longuement sur mobile, et lisez la fin du domaine. Un message authentique vous conduit vers l’un des quatre domaines que l’ANTAI publie : antai.gouv.fr, usagers.antai.gouv.fr, amendes.gouv.fr ou stationnement.gouv.fr.
- Le message réclame vos données bancaires. Aucune administration ne réclame un numéro de carte, un cryptogramme ou un mot de passe dans un message reçu ou par téléphone. Vous saisissez votre carte parce que vous avez décidé d’aller payer sur amendes.gouv.fr, jamais parce qu’un message vous le demande.
- Le délai annoncé se compte en heures. Les délais officiels se comptent en semaines : 45 jours pour une amende forfaitaire, 60 en télépaiement, 30 jours pour une amende majorée, trois mois pour un forfait post-stationnement.
- Le montant ne figure dans aucune des trois grilles rappelées plus bas. Ce signe alerte sans trancher. La commune fixe elle-même le forfait post-stationnement, et une amende majorée payée dans les délais perd 20 %.
Les cinq premiers signes tranchent : un seul suffit à classer le message comme faux. Le sixième, le montant, alerte sans conclure. Il n’est jamais nécessaire de les réunir tous.
L’inverse ne se lit pas. Un message qui ne présente aucun de ces signes n’est pas authentique pour autant.
⚠️ Attention piège
Écartez un critère très répandu : la présence de centimes ne prouve rien, dans un sens comme dans l’autre. Cybermalveillance.gouv.fr publie des exemples de SMS frauduleux qui affichent « 35,00€ », c’est-à-dire un montant du barème écrit avec ses décimales. Et un avis authentique peut lui aussi porter des centimes : une amende majorée de 33 € payée dans les 30 jours se réduit de 20 %, soit 26,40 €. Se fier aux centimes revient donc à laisser passer les faux les mieux faits, et à prendre pour faux un avis réel.
Ce à quoi ressemblent les faux messages ANTAI
Ils reprennent les mêmes ressorts : une alerte en majuscules, un lien à suivre, souvent un montant. Voici trois exemples de SMS réellement reçus par des victimes, tels que Cybermalveillance.gouv.fr les reproduit.
« INFO ANTAI : Vous avez une contravention à payer. Afin d’éviter toute pénalité veuillez la régler via… »
« AMENDE GOUV : Nos agents ont trouvés une contravention rattachée à votre dossier. Veuillez consulter les détails de la contravention via… »
« INFO ANTAI : Vous avez un retard paiement de 35,00€. Dossier référence 3001785. Consulter mon dossier via… »
Le lien vous conduit vers un site qui reprend les codes visuels d’amendes.gouv.fr ou d’antai.gouv.fr : mêmes logos, mêmes couleurs, mise en page similaire. Cybermalveillance.gouv.fr note que les liens et rubriques cliquables de ces faux sites vont parfois jusqu’à renvoyer vers les pages correspondantes des sites officiels, comme le reste du dispositif visuel du faux site.
Le formulaire commence par votre nom, votre date de naissance, votre code postal et votre plaque d’immatriculation. Une page vous annonce ensuite qu’une contravention figure bien à votre dossier, avec son motif et son montant. Le site vous réclame vos coordonnées de carte bancaire en dernier, cryptogramme compris.
De faux courriers papier suivent la même logique. Ils imitent un avis de contravention ou une lettre de rappel. Le site frauduleux vers lequel ils vous renvoient collecte alors votre numéro fiscal, votre numéro de permis de conduire, votre carte d’identité ou votre certificat de cession de véhicule.
La conduite à tenir face à un message frauduleux
Vous n’avez rien saisi et rien payé. Quatre gestes suffisent.
- Ne répondez pas au message, ni pour protester ni pour vous désabonner. « Ne répondez pas ! » est le premier réflexe que publie Cybermalveillance.gouv.fr.
- Ne suivez aucun lien et ne scannez aucun QR code, même par curiosité. Le lien conduirait vers un faux site conçu pour collecter vos données.
- Signalez le message. Transférez le SMS au 33700, service gratuit. Adressez un courriel frauduleux à Signal Spam, sur signal-spam.fr, après y avoir créé un compte. Déclarez le site ou la tentative sur internet-signalement.gouv.fr, la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur.
- Supprimez le message une fois le signalement effectué.
L’ANTAI présente le 33700 comme la plateforme de signalement des spams vocaux et SMS. Il ne reçoit donc pas que les messages usurpant l’agence, mais aussi les autres arnaques par téléphone et par SMS.
Vous avez saisi votre carte bancaire ou payé : la procédure d’urgence
L’opposition sur votre carte passe avant tout le reste. Agissez vite : une opposition tardive peut justifier un refus de remboursement, et aucune source ne chiffre ce retard. Votre demande de remboursement, elle, reste recevable pendant treize mois. Voici l’ordre qui protège le mieux votre dossier.
Cette section ne concerne que la carte bancaire. Vous n’avez fait que cliquer sans rien remplir, ou vous avez donné votre nom et votre plaque mais pas votre carte ? La conduite à tenir n’est pas la même, et elle ne passe pas par un appel surtaxé.
- Faites opposition auprès de votre banque. Ou appelez le serveur interbancaire d’opposition au 0 892 705 705, ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Il vous coûte le prix d’un appel vers un fixe, majoré de 0,34 € TTC par minute.
- Notez le numéro d’enregistrement que l’on vous communique. Il constitue une trace datée de votre opposition, précieuse si votre banque conteste.
- Conservez les preuves, à commencer par le message d’hameçonnage lui-même et vos relevés bancaires.
- Demandez le remboursement du débit à votre banque, et gardez une trace datée de cette demande. C’est sa réception qui fait courir le délai de remboursement rappelé plus bas. Service-public.gouv.fr renvoie à votre établissement le soin de préciser sous quelle forme la présenter.
- Signalez la fraude à la carte bancaire sur la plateforme Perceval, accessible via FranceConnect et traitée par la gendarmerie nationale. Ce signalement ne remplace pas le dépôt de plainte.
- Déposez plainte au commissariat, à la brigade de gendarmerie, ou par écrit auprès du procureur de la République. Le signalement comme la plainte vous permettent d’obtenir un récépissé, que vous pouvez joindre à votre demande de remboursement. Aucune des sources officielles consultées ne conditionne le remboursement au dépôt d’une plainte.
Changez ensuite les mots de passe des comptes qui partagent des informations avec ceux que vous avez saisis.
Restez enfin sur vos gardes dans les semaines qui suivent. Les données volées servent à d’autres escroqueries : usurpation d’identité, hameçonnage ciblé, voire fraude au faux conseiller bancaire. L’escroc vous rappelle alors en citant vos vraies coordonnées, pour se rendre crédible.
Combien de temps avez-vous pour vous faire rembourser ?
Beaucoup plus longtemps qu’on ne le lit souvent. Vous disposez de 13 mois à compter du débit pour demander le remboursement d’un paiement frauduleux. Ce délai tombe à 70 jours pour un paiement effectué hors de l’Espace économique européen, selon service-public.gouv.fr. Bercy rattache pour sa part cette réduction à la localisation de votre banque : demandez-lui le point qui s’applique.
Ni service-public.gouv.fr ni Bercy ne posent de délai de 48 heures. Faites tout de même opposition dès que vous constatez le débit : service-public.gouv.fr précise qu’une opposition tardive peut justifier un refus de remboursement, sans jamais chiffrer ce retard.
Votre banque doit vous rembourser toutes les sommes débitées, ainsi que les agios liés à l’incident, sauf négligence grave de votre part. Le versement doit intervenir immédiatement, et au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant la réception de votre contestation. Service-public.gouv.fr pose là une obligation, pas une promesse de calendrier.
Si le litige persiste, saisissez le médiateur de votre banque. Le recours est gratuit. Ses coordonnées figurent sur la réponse à votre réclamation écrite, sur le site de votre banque, sur vos relevés de compte ou dans votre convention de compte. Pour un différend qui porte sur un service de paiement, vous pouvez le saisir au bout de 15 jours sans réponse. Il dispose ensuite de 90 jours pour proposer une solution.
Reste la justice. Pour un litige inférieur ou égal à 10 000 €, la juridiction compétente est le tribunal de proximité ou le tribunal judiciaire.
La banque peut-elle refuser au motif d’une négligence ?
Elle peut l’invoquer, mais elle doit la prouver. Bercy le formule sans ambiguïté : la banque n’est pas tenue de rembourser en cas de négligence grave ou de faute, et « elle devra alors prouver cette négligence ou cette faute ».
La franchise de 50 € prévue en cas de perte ou de vol connaît par ailleurs des exceptions. Bercy l’écarte notamment lorsque l’opération a été effectuée en détournant, à votre insu, la carte ou les données qui lui sont liées — un cas dans lequel l’hameçonnage peut entrer. Si votre banque vous l’oppose, demandez-lui sur quel motif elle se fonde.
Vérifiez vous-même si vous avez vraiment une amende
Ne repartez jamais du message que vous avez reçu. Ouvrez votre navigateur, tapez vous-même l’adresse, ou utilisez un favori que vous avez créé vous-même. Munissez-vous de votre avis papier si vous en avez un : ses identifiants ouvrent votre dossier.
| Site officiel | À quoi il sert |
|---|---|
| antai.gouv.fr | Consulter ou contester un avis de contravention |
| amendes.gouv.fr | Payer une amende, seul site officiel de paiement |
| stationnement.gouv.fr | Régler un forfait post-stationnement |
| usagers.antai.gouv.fr | Accéder à un dossier d’infraction dématérialisé |
Si la consultation officielle ne fait apparaître aucune amende vous concernant, rien ne justifie de payer ce que le message réclame. Si un dossier existe, réglez-le depuis ce site officiel, jamais depuis le lien reçu : le message peut être frauduleux alors même que l’amende est réelle.
Vous n’avez reçu aucun avis papier et ne trouvez rien en ligne ? Ne payez rien sur la foi du message. Faute de consultation électronique sous 7 jours, l’ANTAI adresse l’avis par la poste. Attendre le courrier reste donc une option. L’agence ne dit pas, en revanche, ce que devient le montant minoré dans ce cas : si un dossier existe vraiment, l’attente peut vous en faire perdre le bénéfice.
Les montants et les délais vous donnent un second point d’appui, pour une contravention au code de la route. L’amende forfaitaire s’élève à 11 € pour une contravention de 1re classe, 35 € en 2e classe, 68 € en 3e classe, 135 € en 4e classe et 200 € en 5e classe. Vous disposez de 45 jours pour la régler, ou de 60 jours en cas de télépaiement par carte bancaire de l’avis.
Payer tôt coûte moins cher. Le montant minoré s’applique dans les 15 jours, ou 30 jours en télépaiement quand l’avis arrive à votre domicile. Il vaut 22 €, 45 €, 90 € ou 150 € selon la classe, la 1re classe n’ayant pas de montant minoré.
Payer tard coûte davantage. L’amende majorée atteint 33 €, 75 €, 180 € ou 375 €. Elle se paie dans les 30 jours suivant l’envoi de l’avis, ou 45 jours en télépaiement, et se réduit alors de 20 %.
Ce barème ne couvre pas tout. La commune où vous étiez garé fixe elle-même le forfait post-stationnement, qui se paie dans un délai de trois mois. Un montant inattendu doit donc vous alerter, sans jamais vous suffire. Ce qui compte, c’est de ne rien payer sur la foi du message et d’aller voir vous-même sur le site officiel.
Pour toute question sur un dossier réel, adressez-vous à l’agence par ses propres canaux plutôt qu’à un lien ou à un numéro reçu par message. Nous détaillons ailleurs comment contacter l’ANTAI.
Où signaler une arnaque ANTAI
Selon ce que vous avez reçu, vous ne vous adressez pas au même service. Trois canaux annoncent explicitement leur gratuité : le 33700, Info Escroqueries et France Victimes. Les autres n’affichent aucun tarif sur les pages que nous avons consultées.
| Votre situation | Où s’adresser | Coût et horaires |
|---|---|---|
| SMS frauduleux reçu | Transfert au 33700 | Service gratuit |
| Appel se réclamant de l’ANTAI | 33700, plateforme des spams vocaux et SMS | Gratuité annoncée pour le signalement par SMS |
| Courriel frauduleux reçu | Signal Spam, signal-spam.fr | Association à but non lucratif, création de compte requise |
| Faux site ou tentative d’escroquerie | internet-signalement.gouv.fr (Pharos) | En ligne |
| Débit frauduleux constaté | Perceval, via FranceConnect | En ligne |
| Besoin d’un conseil sur vos démarches | Info Escroqueries, 0 805 805 817 | Appel et service gratuits, du lundi au vendredi de 9h à 18h30 |
| Besoin d’un accompagnement de victime | France Victimes, 116 006 | Appel et service gratuits, 7 jours sur 7 de 9h à 19h |
Antespaceweb.com : ce que vous pouvez vérifier
Ce domaine n’apparaît dans aucune des publications officielles que nous avons consultées : il ne peut pas vous servir de critère. Vous l’avez peut-être lu dans l’adresse de l’expéditeur, ou cherché après avoir reçu un faux courriel ANTAI.
Ce que nous pouvons établir se limite à ceci. Six fiches de la plateforme communautaire signal-arnaques.com recensent des adresses en antespaceweb.com se réclamant de l’ANTAI. L’une d’elles porte 8 signalements et 48 commentaires. Nous n’affirmons rien de plus.
Retenez surtout que ce genre d’inventaire vieillit vite : les escrocs changent de domaine plus souvent que les guides ne se mettent à jour. Fiez-vous donc au critère stable rappelé plus haut. Une seule adresse d’expéditeur est authentique, et le lien doit vous conduire sur un site en .gouv.fr.

Questions fréquentes sur l’arnaque ANTAI
« ANTAl » avec un L, qu’est-ce que cela signifie ?
Cette graphie vient de la ressemblance entre le « i » majuscule et le « l » minuscule dans beaucoup de polices. Elle ne désigne rien : l’agence s’écrit ANTAI, son unique site officiel est antai.gouv.fr, et la seule adresse dont elle écrit que ses courriels doivent provenir est celle citée plus haut. La parade ne consiste pas à repérer la substitution, mais à comparer l’adresse caractère par caractère avec l’originale.
J’ai cliqué sur le lien sans rien saisir, que faut-il faire ?
Vous n’avez probablement rien perdu si vous n’avez rempli aucun champ. Les sources officielles que nous avons consultées décrivent une collecte d’informations par formulaire, pas une installation automatique de logiciel sur votre appareil. Fermez la page, n’y revenez pas, signalez l’adresse sur internet-signalement.gouv.fr, puis surveillez vos relevés pendant quelques semaines par précaution.
Peut-on contester une amende reçue par courriel ?
Oui, à condition que vous passiez par le site officiel et non par un lien reçu. Vous contestez depuis antai.gouv.fr, en vous appuyant sur les identifiants imprimés sur votre avis authentique.
Que faire d’un courrier papier douteux avec un QR code ?
Ne scannez pas le QR code. Comparez le courrier à un avis authentique, puis tapez vous-même antai.gouv.fr dans votre navigateur pour voir si un dossier existe à votre nom. Un dossier trouvé prouve l’amende, pas l’authenticité du courrier : réglez alors depuis amendes.gouv.fr, jamais depuis le QR code. Conservez le courrier, il vous servira de preuve si vous signalez. L’ANTAI atteste elle-même l’existence de tels courriers : vous n’imaginez rien.
J’ai donné mon nom et ma plaque, mais pas ma carte bancaire
Le tunnel frauduleux réclame d’abord des informations anodines et ne demande la carte bancaire qu’en dernier. On peut donc s’être arrêté avant la page de paiement. Sans vos coordonnées de carte, ce formulaire-là n’a pas de quoi vous débiter. Surveillez tout de même vos relevés pendant quelques semaines. Ces données servent en revanche à rendre crédible une seconde tentative : un appel, un courriel ou un courrier citant vos vraies informations. Le risque est le même, en plus lourd, si vous avez transmis un numéro fiscal ou une pièce d’identité : c’est le terrain de l’usurpation d’identité. Signalez la tentative sur internet-signalement.gouv.fr, et le SMS au 33700. Conservez le message. Traitez comme suspect tout contact qui s’appuiera ensuite sur ces éléments.
J’ai reçu un appel qui se dit de l’ANTAI, est-ce possible ?
L’agence dispose de lignes téléphoniques, mais aucune source officielle ne prévoit qu’elle vous appelle pour réclamer un paiement. Ne communiquez aucune coordonnée bancaire par téléphone, quel que soit le numéro affiché. Cybermalveillance.gouv.fr écrit, à propos du faux conseiller bancaire, que l’escroc « usurpe même un numéro de téléphone de sa banque » dans certains cas. Raccrochez, puis vérifiez vous-même l’existence d’un dossier sur le site officiel en tapant l’adresse dans votre navigateur. Le 33700 reçoit aussi les signalements de spams vocaux.
Faut-il porter plainte même sans perte d’argent ?
Vous n’avez aucune obligation de porter plainte tant qu’aucun débit n’apparaît sur votre compte, mais votre signalement reste utile : il documente la campagne en cours. Si un débit survient, reportez-vous à la procédure d’urgence ci-dessus : la plainte y prend sa place, sans jamais conditionner votre remboursement.
Mon assurance ou ma banque peut-elle m’aider dans ces démarches ?
Certains contrats d’assurance ou de carte bancaire incluent une assistance juridique ou une garantie contre la fraude aux moyens de paiement. Vérifiez vos conditions générales avant d’engager des frais. Le conseil gratuit d’Info Escroqueries et l’accompagnement de France Victimes restent accessibles dans tous les cas.
Les cinq réflexes à garder face à une arnaque ANTAI
Écartez tout SMS qui vous parle d’amende. Vérifiez l’adresse de l’expéditeur, en sachant qu’une adresse conforme s’imite et ne prouve rien à elle seule. Contrôlez que le lien mène bien sur l’un des sites officiels en .gouv.fr. Rappelez-vous qu’une vraie contravention vous laisse des semaines, jamais des heures. Et dans le doute, tapez vous-même l’adresse officielle plutôt que de cliquer : c’est le seul geste qui vous protège dans les deux sens.
Ces campagnes changent de forme régulièrement. Les domaines, les montants et les prétextes évoluent d’une vague à l’autre. La même mécanique alimente l’arnaque à la carte Vitale, avec un autre prétexte administratif. Si vous recevez un message inhabituel, revenez aux sources officielles plutôt qu’à une liste d’exemples. Prenez le temps de vérifier auprès de Cybermalveillance.gouv.fr ou de l’alerte publiée par l’ANTAI. Vous retrouverez enfin le détail de vos droits en cas de débit frauduleux sur service-public.gouv.fr.
Dernière vérification des informations le .